Où trouve-t-on les pierres précieuses ?

Les pierres précieuses sont des minéraux très recherchés. Comme les autres minéraux, on les trouve dans les mines. Ils sont classés selon leur rareté, leur beauté et leur éclat une fois taillés. Ils sont abondamment utilisés en joaillerie mais pas seulement. On y trouve des métaux comme l’or, l’argent et le platine ou des minéraux gemmes comme le diamant, l’émeraude, le saphir ou le rubis. On distingue les minéraux gemmes en deux catégories selon le niveau de rareté, de dureté et de beauté :

  • les pierres précieuses en nombre de quatre seulement – diamant (vitrine 1), émeraude (vitrine..), rubis (vitrine 3 et 4) et saphir (vitrine 3 et 4)
  • les pierres semi-précieuses toutes les autres pierres gemmes – lapis-lazuli, grenat, turquoise, topaze, et plein d’autres…

Mais qu’est qu’un minéral gemme ? Toutes les pierres précieuses qui, par leur couleur, leur éclat et leur solidité, peuvent être insérées dans un bijou ou un joyau. Ils peuvent être transparents ou non.

La plupart des gemmes sont connues depuis l’antiquité, mais il y en a des plus récentes. La tourmaline elbaïte par exemple, découverte au 18 ème siècle, ou la kunzite découverte en 1901, ou encore la tanzanite apparue dans les années 1970, sans oublier la plus jeune de toute la pezzotaite découverte en 2002.

Le saviez-vous qu’ils existent aussi de gemmes organiques ? Toutes les gemmes qui sont originaires du vivant comme l’ambre, une résine fossile (vitrine…), le corail dont on utilise l’exosquelette calcaire, le jais composé de restes fossiles de plantes ou encore la nacre produite par le mollusque pour se protéger d’un corps étranger (perles).

Et pour finir, il y a aussi les gemmes de collectionneur. Il s’agit de certains minéraux, d’une rareté exceptionnelle qu’au dépit de leur fragilité possèdent des qualités esthétiques très recherchées comme la couleur et la transparence. Un exemple très apprécié pour sa couleur vert-bleu est la phosphophyllite, un phosphate de zinc très fragile.

Partons à la découverte des pierres précieuses de la collection.
Vitrine 1 : Or, Argent, Platine, Diamant

La pierre précieuse par excellence est le Diamant, composé entièrement par des atomes de carbone.
Il se forme au sein du manteau terrestre, à partir de 150 km de profondeur dans des conditions de
très hautes pressions (de dizaine de tonnes par cm 2 ) et hautes températures (au moins 1100°C).

Vitrine 3 et vitrine 4 :
La famille des oxydes contient des gemmes importantes comme les corindons (rubis et saphir) et le spinelle.

Le chrysobéryl est un peu moins connu, pourtant deux de ses variétés sont prisées. La première est l’œil-de-chat : c’est une variété parcourue par de fins canaux vides qui, une fois taillée en cabochon, produit un effet optique caractérisé par une bande fine de lumière produite par les réflexions sur les canaux. La seconde est l’alexandrite, qui contient un peu de chrome. Éclairée par une lumière naturelle, elle est de couleur verte, éclairée par une lumière incandescente, elle est de couleur rouge.

La pyrite et la marcassite sont les seuls sulfures qui ont été employés de manière significative en joaillerie.
Quelques borates (vitrine 8) sont des pierres de collectionneurs de qualité (bonne solidité) comme la jeremejevite et la rhodizite.

La malachite, la rhodochrosite (polycristallines) sont les principales gemmes de la famille des carbonates (vitrine 11 et 12).

Les phosphates, vanadates et arséniates (vitrine 13, 14 et 15) sont souvent colorés et fournissent un grand nombre de gemmes de collection. La seule gemme importante, connue depuis l’antiquité, est la turquoise.

La silice est représentée dans la collection par le quartz et l’opale (vitrine 16 et vitrines latérales). L’opale, lorsqu’elle produit des jeux de couleurs, est une gemme très prisée. Le quartz fournit un grand nombre de variétés utilisées en joaillerie comme l’améthyste (violette), la citrine (jaune), la chrysoprase (calcédoine verte), le quartz prase (à inclusions
fibreuses vertes), l’œil de tigre (inclusions fibreuses jaunes et rouges), etc.

La famille des silicates est riche en gemmes. Dans les nésosilicates, on trouve le péridot (olivine), les grenats, le zircon et la topaze (vitrine 1 et 18). Dans les sorosilicates (vitrine 17 et 18), il y a l’épidote et la tanzanite (une variété bleue de la zoisite). Dans les cyclosilicates, le béryl occupe une place importante avec ses variétés comme l’émeraude (verte, colorée par le chrome ou le vanadium), l’aigue-marine (bleu ciel), l’héliodore (jaune), la morganite (rose) et la goshenite (incolore). Les tourmalines elbaite et liddicoatite donnent des variétés colorées comme la rubellite (rouge), la verdelite (verte) ou l’indicolite (bleue). La kunzite (variété transparente de spodumène colorée en rose lilas) et la jadéite sont les seules gemmes importantes exposées dans la vitrine des inosilicates (vitrine 21). Il n’y a pas de gemmes notables dans les phyllosilicates. Les tectosilicates comprennent quelques pierres gemmes. Dans la famille des feldspaths (vitrine 23 et 24), il y a l’amazonite (bleu vert) et la pierre de lune (couleurs variées générées par des interférences). Dans les
feldspathoïdes, on trouve le lapis lazuli (ou lazurite) et la sodalite. La danburite et la marialite (du groupe des scapolites) sont des gemmes mineures.